Depuis le 1er novembre, plus 100 000 salariés qui ont commencé à travailler jeunes peuvent bénéficier du dispositif carrières longues assoupli et partir à la retraite avant 60 ans.
vendredi 9 novembre 2012
jeudi 8 novembre 2012
Compétitivité : l’allègement du coût du travail oblige à des contreparties pour les salariés
Le rapport Gallois remis au gouvernement le 5 novembre a finalement été largement repris par le gouvernement qui a présenté les grandes lignes de sa réforme visant à "doper la compétitivité de la France".
Suite à la remise du rapport de Louis Gallois, le gouvernement annonce ainsi un allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail sur trois ans, sous forme de crédit d’impôt. Pour la CFDT, « une telle mesure nécessite des contreparties en termes de qualité de l’emploi » (réduction de la précarité, formation, conditions de travail), notamment à travers la négociation sécurisation de l’emploi, sur laquelle le patronat refuse pour l’heure de s’engager positivement. « Le crédit d’impôt compétitivité emploi doit donc être conditionné à la réussite de la négociation et à l’obtention d’améliorations concrètes pour les salariés », poursuit le secrétaire national Patrick Pierron dans un communiqué de presse du 6 novembre.
D’autant que si le coût du travail est un élément important de la compétitivité, il n’est « qu’un des éléments à prendre en compte » dans le débat, ce que laisse entendre l’essentiel des autres propositions du rapport Gallois. La CFDT approuve d’ailleurs l’intégration par le gouvernement de « la majorité des propositions traitant de la compétitivité hors-coût, en matière d’investissement, de formation, de recherche et de développement », qui témoignent à la fois du retard français dans ces domaines, et de « l’importance du dialogue social pour développer la compétitivité de notre pays ».
Cependant, la CFDT s’inquiète d’une hausse de la TVA essentiellement supportée par les consommateurs, celle-ci devant être « compensée pour les entreprises par la réduction fiscale dans le cadre de l’allègement du coût du travail ». Une décision qui vient confirmer la certitude déjà avancée par la Confédération en amont de la remise du rapport : « baisser le coût du travail de 30 milliards d’euros en deux ans est impossible sans toucher au pouvoir d’achat des salariés, ce qui ne manquerait pas d’impacter négativement la consommation, déjà en berne », explique Véronique Descacq, la secrétaire nationale de la CFDT chargée de l'économie.
Anne-Sophie Balle
mardi 6 novembre 2012
Rapport Gallois, et après?
Diffusion aux adhérents CFDT :
- des 22 propositions du rapport Gallois
- des décisions du gouvernement suite au rapport
- du communiqué de la CFDT suite aux décisions du Gouvernement
Qualité de vie au travail à Groupama (26/10/2012)
Diffusion aux adhérents CFDT du compte rendu de la réunion du 26 octobre relative à la Qualité de vie au travail à Groupama
lundi 5 novembre 2012
Le CAS préconise le sport pendant les heures de boulot
La dernière note d’analyse du très sérieux Centre d’analyse stratégique (CAS) invite les employeurs… à favoriser la pratique sportive de leurs salariés pendant les horaires de travail. Voici les arguments de cette institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier ministre…
Partant du principe que les salariés n’ont pas le temps de faire du sport le soir et le week-end, le Centre d’analyse stratégique (CAS) suggère aux employés overbookés de s’adonner à leur activité physique de prédilection sur leur temps de travail… et aux employeurs de les y encourager !
Pour convaincre les PDG et les DRH du bien-fondé de cette pratique, le CAS liste les études qui démontrent les bénéfices d’une telle pratique pour l’entreprise. L’institution en profite également pour rappeler l’obligation qu’a tout employeur de veiller à la bonne santé de ses salariés (puisque c’est inscrit dans le Code du travail).
Le CAS cite ainsi une étude suédoise publiée en 2011 dans le Journal of Occupational & Environmental Medicine, selon laquelle le sport augmenterait la productivité des salariés. Les deux psychologues qui ont mené l’expérience s’en sont rendu compte en comparant la productivité de trois groupes de salariés. Le premier n’avait rien changé à ses habitudes de travail, le second avait obtenu 2,5 heures de travail en moins par semaine et le troisième groupe avait écopé de 2,5 heures travail en moins remplacées par du sport. Ces derniers se sont aussi révélés moins absents que les autres.
Moins d’absences chez les sportifs
Une autre étude, menée en Grande-Bretagne par Pricewaterhouse Coopers (PwC) en 2008 confirme l’effet bénéfique du sport sur le temps de présence des salariés : dans les organisations ayant mis en place des politiques globales de santé des salariés, dont l’exercice physique régulier, l’absentéisme a reculé de 30 à 40 %. Le turnover a également diminué de 25 % en moyenne.
Le CAS rappelle enfin que l’Etat néerlandais aurait économisé 325 euros net sur un an par employé, grâce à la mise en place pendant plusieurs mois d’un programme d’incitation à une meilleure alimentation et à la pratique d’un exercice physique sur le lieu de travail, selon une étude publiée dans le Scandinavian Journal of Work en 2004.
Un rapport à déposer d’urgence sur le bureau de votre DRH… après quoi il ne vous restera plus qu’à choisir la discipline sportive qui vous sied le mieux !
Un rapport à déposer d’urgence sur le bureau de votre DRH… après quoi il ne vous restera plus qu’à choisir la discipline sportive qui vous sied le mieux !
Tout savoir sur Groupama Banque par ... la presse !
Diffusion aux adhérents CFDT de la copie du courrier envoyé mercredi 31 octobre par le secrétaire (CFDT) du comité de groupe à Thierry Martel suite à l'annonce d'un Plan de départs volontaires à Groupama Banque...
jeudi 1 novembre 2012
Le coût du travail n’est pas l'alpha et l'omega de la compétitivité"
Alors que la compétitivité et de coût du travail focalisent l'attention des médias, la secrétaire nationale Véronique Descacq précise les propositions de la CFDT.
Les PDG des 98 plus grandes entreprises françaises demandent, au nom de la compétitivité, une baisse du coût du travail de 30 milliards d’euros sur deux ans. Qu’en pense la CFDT ?
Si le coût du travail est un sujet important en matière de compétitivité, il n’est, n’en déplaise à certains employeurs, qu’un des éléments à prendre en compte. Le retard français est dû à d’autres facteurs comme le défaut d’investissement, d’innovation, de R&D, de formation des salariés, ou encore une absence de positionnement dans le haut de gamme, ainsi qu’un dialogue social trop souvent défaillant qui empêche une bonne anticipation. Ce constat, nous l’avons fait conjointement avec le patronat, la CFTC et la CFE-CGC lors de la délibération économique.
Pour autant, on ne peut nier que certaines activités souffrent d’un problème de coût du travail, en particulier dans les activités très exposées à la concurrence internationale. Pour la CFDT, cette question de la concurrence par le coût du travail devrait être en priorité régulée au niveau européen. En effet, 80 % de nos échanges économiques se font désormais au sein de l’Union européenne.
La CFDT a tout de même des propositions à faire au niveau national ?
La CFDT est prête, et nous le disons depuis longtemps, à débattre du transfert des cotisations sociales pour les risques universels vers une contribution plus large que les revenus du travail. Ces risques devraient être financés par tous les revenus (travail salarié, professions non salariées, certains revenus de remplacement, revenus du patrimoine…), car ils bénéficient à tous et pas uniquement aux salariés. D’où notre proposition d’un transfert de ces cotisations vers la CSG, à la condition que cette opération ne pénalise pas le salaire net.
Une chose est certaine : baisser le coût du travail de 30 milliards d’euros en deux ans comme le demandent les 98 grands patrons français est impossible sans toucher au pouvoir d’achat des salariés, ce qui ne manquerait pas d’impacter négativement la consommation, déjà en berne.
Enfin, comme le rappelait François Chérèque en mars dernier, « la compétitivité n’est pas une fin en soi, elle est une condition de l’emploi, de la cohésion sociale et de la croissance ».
Propos recueillis par Nicolas Ballot
Inscription à :
Articles (Atom)
