mardi 1 octobre 2013

Ouverture des commerces le dimanche : faisons confiance au dialogue social

Le travail du dimanche des salariés a progressé régulièrement depuis 1990, passant de 20 % à 29 % des salariés en 2011. Pour la CFDT, il ne doit pas être banalisé et ne doit pas se généraliser.

Pour la CFDT, l’ouverture des magasins le dimanche doit rester exceptionnelle et donner lieu à des contreparties pour les salariés.

Lorsque l’activité économique justifie d’employer des salariés le dimanche, syndicats et patronat doivent négocier des compensations : majorations et récupération, prises en charges des frais de transport et de garde d’enfant, sort des sous-traitants, réversibilité du volontariat, bases contractuelles minimales…

La loi Maillié de 2009, dénoncée en son temps par la CFDT, est inadaptée. Elle n’a rien réglé, elle a créé des inégalités entre les salariés, notamment selon qu’ils sont en zone touristique ou en Périmètre d’usage commercial exceptionnel.

La CFDT accueille positivement et sereinement la mission lancée par le gouvernement sur le sujet. Elle doit permettre de clarifier une situation devenue trop complexe.
Cela nécessite de redonner la parole aux partenaires sociaux pour négocier, dans toutes les branches du commerce, les conditions et les contreparties apportées aux salariés concernés par le travail du dimanche.

Groupama annonce son retrait du pacte d’actionnaires de Mediobanca

Groupama annonce, ce jour, son retrait du pacte d'actionnaires de Mediobanca, conformément à la possibilité qui lui est contractuellement offerte. Ce retrait sera effectif au 31 décembre 2013. "L'entrée dans le pacte d'actionnaires de Mediobanca correspondait à une époque de recherche de croissance externe en Italie, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui", explique le Groupe. "Groupama bénéficie désormais d'une présence solide sur le marché italien où il développe une stratégie de croissance organique". 

Groupama précise dans le même temps qu'il n'a pas l'intention de céder cette participation, confiant dans la stratégie conduite par le management de Mediobanca et le potentiel de valorisation du titre.

Le travail du dimanche ne doit pas être banalisé

Le travail du dimanche ne doit pas être banalisé, ni généralisé. Ce n'est pas qu'une question de travail, c'est aussi une question de vie sociale, de vie de famille..." 

 Invité sur France Info ce matin, Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT) a expliqué la position de la CFDT sur le travail du dimanche. "Nous ne sommes pas opposés à des ouvertures dominicales, lorsqu'il y a une justification économique, à condition que ce soit sur la base du volontariat et surtout avec des contreparties. Il faut imposer dans la loi une majoration : deux fois le salaire semble une bonne base."

La CFDT dénonce le bug "scandaleux" de Pôle emploi par FranceInfo

lundi 30 septembre 2013

L’Express et les syndicats “nuls” : erreurs, mauvaise foi et idées reçues…

Dans son numéro du 25 septembre, l’Express publie le dossier « Pourquoi les syndicats sont nuls ». Les erreurs manifestes qu’il contient ne peuvent rester sans réponse. De nombreuses affirmations concernant la CFDT sont erronées, malveillantes, voire mensongères. Mise au point.

« Côté salariés comme côté employeurs, l’efficacité n’est plus au rendez-vous, le dialogue est stérile »
Pour la seule année 2013, les partenaires sociaux, sous l’impulsion de la CFDT, ont conclu l’accord du 11 janvier sur la Sécurisation de l’emploi qui crée des droits nouveaux pour les salariés, notamment les plus précaires, mais également l’accord du 19 juin sur la qualité de vie au travail et l’égalité professionnelle. Le dialogue et l’efficacité ont été également était au rendez-vous de la concertation sur les retraites, cet été, au cours de laquelle la CFDT a obtenu des mesures de justice corrigeant certaines inégalités du système actuel. Enfin, les négociations et les accords signés dans les entreprises par la CFDT améliorent concrètement la vie des salariés. Les exemples ne manquent pas, que ce soit par exemple chez BN en faveur des salariés handicapés, ou encore dans le cinéma pour anticiper la mutation des métiers.

« Les syndicats français n’attirent pas » d’où « la faiblesse de leurs effectifs »
Le nombre d’adhérents à la CFDT progresse sans discontinuer depuis six ans pour atteindre le chiffre de plus de 860 000 adhérents, dont 47 % de femmes, travaillant à 65 % dans le privé. Pour ce qui nous concerne : à Groupama (niveau UDSG), le nombre d'adhérents CFDT a augmenté de 28 % en 2 ans. C’est toujours insuffisant, mais c’est loin d'être négligeable.

« Les délégués ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Peu formés, éloignés de la vie professionnelle depuis trop longtemps »
Les élus d’entreprise ou d’administration (les délégués du personnel, élus des comités d’entreprise ou des CHSCT…), élus par leurs collègues pour les représenter et les défendre ne sont pas des professionnels, mais suivent des formations internes à la CFDT. L’immense majorité d’entre eux exercent toujours leur métier. Ils assurent leur action sur du temps alloué dans le cadre de leur mandat, mais également bénévolement en dehors de leurs heures de travail. Le taux de participation aux élections professionnelles est supérieur à 80% dans le secteur privé, avec un score de 26 % pour la CFDT. Cela montre que les salariés font confiance à leurs délégués CFDT et reconnaissent la qualité de leur action et des résultats qu’ils obtiennent.

« Une absence de culture du compromis, vite assimilé à de la compromission »
Le rôle des représentants des salariés d’entreprises est d’apporter des résultats aux salariés par la négociation collective. Par essence, celle-ci est la recherche d’un compromis. La recherche du compromis  est l’un des moteurs du syndicalisme CFDT, comme ce fut le cas avec l’accord Sécurisation de l’emploi. Dans les entreprises, le compromis est pratiqué par l’ensemble des organisations syndicales comme les prouvent les chiffres de la Dares sur le Bilan de la négociation collective :  En 2012 ; la CFDT a signé 94 % des accords d’entreprises.

« Laurent Berger est isolé » ; « Le pôle réformiste est maigrelet »
Les résultats de la représentativité démontrent le contraire. Ensemble, CFDT, CFTC et CFE-CGC qui ont signé l’accord du 11 janvier 2013 sur la Sécurisation de l’emploi, représentent plus de 51 % des salariés. On peut ajouter l’Unsa, qui porte également un syndicalisme réformiste. La CFDT est donc loin d’être isolée !

« La CFDT est trop proche du gouvernement de gauche »
La CFDT ne donne plus de consigne de vote depuis 1986. Pour autant, la CFDT accepte de discuter et de négocier avec les gouvernements comme avec le patronat. À chaque fois, elle se prononce en fonction des avancées obtenues pour les salariés, quelle que soit la couleur politique du pouvoir en place, qu’ils soient de droite comme lors de la réforme des retraites de 2003 ou de l’accord sur la modernisation du marché du travail et la position commune sur la représentativité en 2008, ou de gauche comme aujourd’hui.

« Les syndicats tirent largement leur financement des fonds de la formation professionnelle »
La CFDT tient à la plus grande transparence financière : elle fut la première, deux ans avant que la loi l’impose, à faire certifier ses comptes. Ils sont depuis chaque année certifiés sans réserve et publiés. Ces comptes confirment la solidité financière de la CFDT, ainsi que son autonomie avec plus de 75 % de ressources internes contre 24 % de ressources externes. Les fonds issus de la formation professionnelle représentent 4 % des ressources totales de la confédération.

jeudi 26 septembre 2013

Elections Professionnelles Groupama Méditerranée (périmètre Ouest)

Belle progression de la CFDT qui devient la 1ère  organisation syndicale du périmètre ex-GSUD et probablement de l’ensemble de la nouvelle entreprise.

La participation est de 69,64% pour les Employés et de 81,34% pour les Cadres.



Félicitations aux militant-e-s CFDT qui ont mouillé la chemise et ont porté les revendications de la CFDT en mettant en exergue un syndicalisme pragmatique, un syndicalisme de terrain, proche des salariés et leurs préoccupations, un syndicalisme responsable et pas démagogue.

Représentativité globale sur le périmètre électoral (Ouest de GMED)

CFDT : 33,91 % (29,62% en 2010)

FO : 29,64% (38,04% en 2010)

UNSA-AA : 24,80% (19,93% en 2010)

CGC : 7,15% (5,81% en 2010). Rappel : la CGC n'a présenté des candidats que dans les collèges Cadres et est de fait un syndicat catégoriel....

CGT : 4,50% (6,61% en 2010).

La CFDT est la seule organisation syndicale à être présente sur l'ensemble des Etablissements.

mercredi 25 septembre 2013

CE GCA (19/09/2013)

Diffusion aux adhérents CFDT du compte rendu du CE du 19 septembre 2013.

jeudi 19 septembre 2013

Retraites : des droits nouveaux, grâce à ceux qui dialoguent

L’ambition du syndicalisme que nous portons est d’améliorer concrètement la situation des salariés et des retraités. Cela implique de dépasser les postures et les slogans, certes confortables mais peu efficaces. Voilà pourquoi nous nous sommes engagés pleinement dans la concertation sur les retraites. Chacune de nos organisations y a porté ses propositions, ses exigences et ses lignes rouges. Beaucoup d’entre elles nous étaient communes.

Notre démarche syndicale a été de nous battre pied-à-pied pour les salariés, les retraités et la justice sociale, en mettant le gouvernement face à ses responsabilités propres dans l’élaboration de son projet de loi. La concertation qui s’est déroulée de juin à septembre fut un véritable rapport de force tant il a fallu argumenter, proposer et repousser des tentations d’aller vers des mesures injustes et pénalisantes pour les salariés et les retraités.

Nos propositions et notre combativité ont permis d’obtenir des résultats. Chacun les salue, y compris ceux qui disent repousser la réforme. Parce qu’eux aussi savent combien les mesures obtenues répondent au besoin de justice.

En effet, qui peut passer sous silence que :

-Un salarié sur cinq verra sa pénibilité au travail reconnue et réparée selon un barème d’une année pour dix années d’exposition.

-Les salariés en situation de précarité pourront valider un trimestre de cotisations avec 150 heures contre 200 aujourd’hui. Parmi eux de nombreux jeunes galérant dans leur insertion professionnelle, des femmes subissant les temps partiels imposés, et même de jeunes étudiants salariés.

-Les apprentis valideront désormais l’ensemble de leur période d’apprentissage pour la retraite. L’injustice profonde qu’ils subissaient est enfin réparée.

-Les femmes bénéficieront enfin prioritairement de droits familiaux forfaitisés dès le premier enfant.

Nous pourrions égrener d’autres avancées que nous avons proposées et obtenues améliorant la retraite des jeunes, des femmes, des travailleurs précaires, des polypensionnés, des retraités au minimum contributif, des travailleurs handicapés ou des aidants familiaux… Notre détermination et notre exigence dans la concertation ont permis cela. Tant mieux si certains s’en réclament aujourd’hui !

Notre combativité reste entière alors que s’ouvre le débat parlementaire. Nous avons décidé de zoomer ensemble sur quatre avancées que nous attendons du Parlement :

-La première est la prise en compte des périodes de stage dans la validation de trimestres de retraite. Cela répondrait à l’attente légitime de nombreux jeunes enchaînant stage sur stage avant de signer un contrat de travail.

-La seconde est la préservation des retraités ayant de basses pensions. Le report de la revalorisation ne doit pas les concerner.

-La troisième exigence concerne la retraite des femmes. Sans attendre l’évolution des droits familiaux en 2020, nous voulons des avancées rapides contre les inégalités dont sont victimes les femmes.

-La quatrième est une meilleure prise en compte des salariés en fin de carrière toujours en situation de pénibilité.

Nous défendrons ensemble ces revendications et d’autres améliorations du texte de loi ! Nous le ferons animés par une conviction commune : la justice sociale et la réduction des inégalités nécessitent toute notre mobilisation.


Luc BERILLE secrétaire général de l'Unsa, Laurent BERGER secrétaire général de la CFDT et Philippe LOUIS président de la CFTC