samedi 30 juin 2012

La CFDT participe à la Marche des fiertés LGTB à Paris le 30 juin 2012

L’homophobie au travail est encore très forte. Les homosexuel(le)s souffrent d’un mal-être au travail important. Les « politiques diversités » des entreprises ignorent le plus souvent l’orientation sexuelle. Les comportements discriminatoires perdurent à l’égard des homosexuel(le)s et transsexuel(le)s dans le monde du travail.

L’homophobie et la transphobie se manifestent de diverses manières dans les entreprises :

Harcèlement direct : insultes, ironie, sous-entendus, rejet par les collègues…
Harcèlement indirect : refus systématique des congés et des heures de récupération…
Discrimination à l’embauche, refus de nomination, licenciement abusif, refus de promotion…
Discrimination dans l’accès aux activités sociales et culturelles (refus du PACS…)

La CFDT dit NON à leur présence dans le monde de l’entreprise !

Comment combattre l’homophobie dans le travail ?

Identifier tout excès verbal et/ou violence physique.
Chacune des Instances Représentatives du Personnel doit assurer son rôle et se saisir de ces actes discriminatoires pour les faire condamner le plus largement possible.
 L’acceptation de l’autre, de sa différence, doit devenir le fil conducteur de notre action.



mercredi 27 juin 2012

S&P : la note de Groupama abaissée en catégorie spéculative

L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé de deux crans, de « BBB- » à « BB », la note de Groupama, ce qui place désormais notre groupe en catégorie dite spéculative.
L'agence salue les mesures prises par Groupama pour renforcer sa solidité financière mais estime qu'elles "ne devraient pas ramener les fonds propres à des niveaux compatibles avec une note de catégorie investissement ("BBB-" et au-dessus) dans l'année qui vient".

Standard and Poor's a assorti la note d'une perspective négative, qui reflète sa vision selon laquelle "les conditions économiques et de marché défavorables pourraient placer encore davantage sous contrainte les fonds propres et les mesures de transformation" entreprises par Groupama.



Standard and Poor's considère que la flexibilité financière de Groupama est "marginale" et estime que sa capacité à lever de la dette est "limitée". Pour autant, l'agence indique qu'elle pourrait changer la perspective de "négative" à "stable" si la direction mettait en place l'ensemble des mesures annoncées, ce qui aurait pour effet de stabiliser le profil financier du groupe, selon elle...

mardi 26 juin 2012

"Je suis prêt à me confronter à tout autre syndicaliste qui tient une position différente"

Dans une longue interview accordée au quotidien régional Sud Ouest, François Chérèque a fait le point les premières annonces gouvernementales en attendant la conférence sociale des 9 et 10 juillet.



Comment va la CFDT aujourd'hui ?

Cela fait six ans que le nombre d'adhérents progresse, et nous avons dépassé les 860 000. Pour nous, c'est un record historique.

Contrairement à la CGT, vous n'avez pas donné de consigne de vote à la présidentielle. Cela a-t-il été bien perçu ?

Très bien, et aujourd'hui nous nous en portons encore mieux. Nous avons gardé toute notre autonomie de pensée et de décision face au gouvernement qui vient d'être élu. Quand on sait les difficultés de notre pays et les décisions difficiles qui risquent d'être prises dans l'avenir, autant ne pas être jugés comme les soutiens du gouvernement.

Vous avez pourtant pris soin d'approuver publiquement ses premières décisions ?

Pour le moment, cela va dans le bon sens. Sur la retraite à 60 ans pour les carrières longues, c'est la reprise d'un principe qui avait été décidé lors de la réforme Fillon de 2003 et que la CFDT avait été la seule à défendre. Tout le monde s'en félicite aujourd'hui. Quand on a soutenu une mesure de la droite, on ne va pas la critiquer quand c'est la gauche qui change d'avis et la soutient.

Et les 80 000 emplois aidés ?

Dès le premier entretien avec Jean-Marc Ayrault, je lui ai expliqué que la précédente majorité avait quasiment utilisé l'enveloppe prévue pour 2012. En ajouter 80 000, c'est une bonne chose. Ce que l'on souhaite pour la conférence sociale, c'est que l'on accorde des moyens supplémentaires pour Pôle emploi, soit entre 4 000 et 5 000 recrutements, afin de pouvoir suivre correctement tous les chômeurs.

Le gouvernement a décidé d'organiser la conférence sociale des 8 et 9 juillet en sept tables rondes. Vont-elles épuiser le sujet ?

Ces tables rondes portent toutes sur des sujets utiles, mais il y en a deux qui me semblent aussi importants et qui n'ont pourtant pas été retenus : il s'agit de la grande pauvreté et de la réforme de notre système de santé. Le Premier ministre a répondu que ces sujets seraient traités de façon spécifique dans un deuxième temps. Je le regrette parce que la pauvreté, c'est en définitive le problème de l'emploi, du financement de la protection sociale, comme celui de la formation et des salaires.

Qu'en ont dit les autres syndicats ?

J'ai été le seul à le demander, mais quand 8 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté, cela devrait être une revendication unanime des syndicats.

Le gouvernement a fait des efforts de parité… Quelles sont vos revendications dans ce domaine ?

En priorité, nous demandons l'application de la loi dans les entreprises. Les contraintes qui leur sont imposées ne sont pas assez incitatives. Nous demandons qu'on réfléchisse à une nouvelle utilisation des 30 milliards d'aides aux entreprises qui sont concentrées sur les bas salaires.

Que pensez-vous du projet d'interdire les licenciements aux entreprises qui font des bénéfices ?

Une loi dans ce sens est très difficile à mettre en œuvre et peut même se retourner contre les salariés. Une entreprise peut faire des bénéfices un jour et être à la veille de connaître des difficultés financières. Au contraire, c'est quand les entreprises font des bénéfices qu'il faut être très exigeant avec elles pour anticiper les difficultés économiques.

Sur le Smic, vous allez aussi à contre-courant ?

Proposer une augmentation de 20 % du Smic, comme le font d'autres organisations syndicales, c'est faire croire aux salariés qu'ils pourraient obtenir quelque chose d'impossible. Elles le savent très bien, et c'est donc mentir aux salariés. En revanche, trop d'entre eux restent au smic toute leur vie. La demande de ces salariés, c'est d'avoir un déroulement de carrière tel que cette situation évolue. Dans ce domaine aussi, nous voulons réorienter les aides vers les entreprises qui organisent des déroulements de carrière, plutôt que de les concentrer sur les entreprises qui laissent leurs salariés au smic. L'augmentation automatique du smic serait de presque 2 %, le « coup de pouce » sera donc entre 2 et 5 %, tout le monde le sait.

Sur la retraite, il est difficile de fixer l'âge à 60 ans pour tous avec un taux plein…

Si vous le faites, vous défavorisez l'ouvrier qui a commencé à travailler à 16 ans, qui aura cotisé 44 ans, et vous favorisez le cadre qui a commencé à 25 ans et qui n'aura cotisé que 35 ans. En tant que syndicaliste, je veux réduire cette inégalité. Sur ce sujet, je suis prêt à me confronter à tout autre syndicaliste qui tient une position différente. Notre position est la plus juste au sein de notre système par répartition.

Vous aurez des échanges musclés au cours de cette conférence ?

C'est un débat démocratique où tout le monde pourra exprimer ce qu'il souhaite. Aujourd'hui, quand je vois des collègues syndicalistes défendre les carrières longues, je me demande pourquoi ils ne l'ont pas fait plus tôt, au lieu de nous critiquer. En 2003, nous étions en désaccord avec la gauche, puisqu'elle nous a critiqués ; elle a donc évolué. D'autres organisations syndicales l'ont fait aussi, c'est normal.


Propos recueillis par J.-P. D.

Smic : un coup de pouce, et après ?

Le gouvernement a annoncé ce mardi une hausse de 2% du Smic lors de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Pour un salarié à temps plein, cela représente une augmentation de 21,50 € nets par mois, effective dès juillet. La hausse constitue un à-valoir sur la prochaine hausse légale, début 2013. Nonobstant la révision à venir du mode de calcul du Smic, annoncée par François Hollande, la secrétaire nationale Laurence Laigo a estimé que l’« on ne peut pas en rester à un coup de pouce au Smic ». Dynamisation des négociations salariales, conditionnement des allègements de charge à une mise en conformité de chaque branche au niveau du Smic et à l’existence de plans de déroulement de carrières, action sur les emplois précaires et les dépenses contraintes sont autant de sujets que la CFDT défendra lors de la table-ronde sur les rémunérations et le pouvoir d’achat, dans le cadre de la conférence sociale des 9 et 10 juillet.

samedi 23 juin 2012

Rêvasser au bureau, c’est bon pour le travail

N’en déplaise à votre chef, laisser votre esprit divaguer à certains moments de la journée vous aide à mettre vos idées au clair. Car le cerveau continue de bosser

Si, quand vous regardez le plafond, vous estimez travailler, c’est que vous entretenez des relations privilégiées avec votre cerveau. 
Vous savez que même votre corps, vos yeux, votre attention sont au repos, votre cerveau, lui, bosse. Et même beaucoup !

Dans ces cas-là, l’organe passe en « mode aléatoire par défaut », expliquent Yves François et Jérémy Grivel. Respectivement psychologue et docteur en neurosciences, ces deux Suisses compilent les résultats de travaux scientifiques sur le sujet, menés par résonance magnétique (IRM) :

« Le mode aléatoire par défaut correspond au moment où nous cessons de nous focaliser sur une page, sur un écran. Nous nous mettons sur pause. Le cerveau reste très actif. Il consomme autant d’énergie que quand il lit une page. Mais il fonctionne différemment. »

De façon automatique et non consciente, le cerveau passe alors en revue des dizaines, des centaines de solutions possibles au problème que nous nous posons pour isoler la meilleure :

« Le cerveau plonge dans notre passé pour se remémorer toutes les façons que nous avons eues de réagir à un problème similaire, ou pour faire des liens avec d’autres situations, d’autres données. Il teste des possibilités et il construit, à partir de ce matériau ancien, un scénario nouveau, unique, adapté. »

Si nous n’avons pas de problème précis à résoudre, le cerveau peut, par ce même mécanisme de balayage, faire émerger une idée nouvelle. Et si cette idée, ou cette réponse, est jugée géniale, le cerveau, bon camarade, nous sort de notre léthargie.

Les preuves scientifiques sont récentes. Et l’idée pas encore bien perçue... Mais quand la science parle...


vendredi 22 juin 2012

Actualité du Groupe

Diffusion aux adhérents CFDT d'une synthèse de l'actualité à Groupama : plan de départs volontaires (PDV) à Groupama SA et probable à G2S, Groupama Seguros,  Proama et Gan Eurocourtage dont transport.

CNN (14/06/2012)

Diffusion aux adhérents CFDT du compte rendu de la CNN du 14 juin.